Propriétaires… et solidaire de tout le Galop français

Patrick Fellous - Paris-turf
Patrick Fellous - © Paris-turf

Le projet, aujourd’hui annoncé, qui ferait de Maisons-Laffitte un hippodrome mixte Obstacle/Plat, est une excellente nouvelle pour le Galop français. On ne peut que féliciter France Galop de cette orientation. La société mère a su se remettre en question par une décision courageuse, intelligente et prometteuse.

Mais disons-le franchement, pour le Syndicat que je préside, il s’agit d’une vraie victoire collective. Car, la « Bataille » que nous menons depuis des mois pour la préservation du centre d’entraînement mansonnien et de son hippodrome n’appartient pas à une catégorie en particulier, mais au monde des socioprofessionnels dans son ensemble.

En effet, nous venons de loin. Suite à l’article de Paris-Turf du 9 février, permettez-moi de retracer la chronologie des faits afin de compléter l’information de vos lecteurs. Au début du mois de novembre et suite aux décisions prises quasi unanimement par les membres du Conseil d’Administration, la gouvernance de France Galop faisait une annonce publique solennelle liée au plan d’économie servant de soubassement à la politique future de notre institution.

Que proposait-elle ? En tête, la fermeture de l’hippodrome de Maisons-Laffitte. Puis la vente du siège de Boulogne ainsi qu’une réforme dans l’affectation des personnels des sites franciliens. Un coup de tonnerre dans le ciel du Galop !

Notre syndicat s’est immédiatement opposé à la fermeture de Maisons-Laffitte. Spontanément et sans nous concerter, les entraîneurs ont agi dans le même sens. Tous ensemble nous avons soutenu la mobilisation médiatisée du maire de Maisons-Laffitte et de l’intersyndicale sur le champ de courses mansonnien. C’est ce mouvement spontané et unitaire qui a conduit France Galop à redéfinir courageusement un nouveau projet.

Notre syndicat et toute la profession ont soutenu la pérennité de l’hippodrome et de son centre d’entraînement. Ainsi nous sommes passés en trois mois de la résignation à l’espoir, de la fermeture à l’investissement.

Quelle leçon en tirer ? Que les forces professionnelles et syndicales œuvrent très positivement dans l’intérêt général du Galop. Nous avons empêché une erreur, peut-être fatale. Enfin, une concertation s’est instituée et France Galop est revenu sur la décision du Conseil d’Administration, nous proposant une solution rationnelle et futuriste ralliant tout le monde. Finalement, écoutant les forces professionnelles, France Galop a fait preuve d’une sagesse exemplaire.

Avant de conclure, je me dois de dire qu’il m’a semblé regrettable qu’un média aussi objectif que Paris-Turf n’ait pas retracé pour ses lecteurs cette chronologie expliquant tout. Et il est étonnant que le sage renoncement de France Galop, qui est tout à son honneur, n’ait pas été évoqué dans votre analyse du 9 février. L’intervention de la profession notamment celle de notre Syndicat, a donné naissance  à cette décision positive et surtout inventive. Nous restons avant tout un partenaire, un partenaire à l’écoute, un partenaire constructif, mais un partenaire vigilant de France Galop. Car c’est ainsi que j’entends définir avec mes présidents de régions l’action du Syndicat des Propriétaires : efficace et surtout constructive. Le Galop se réformera avec ses propriétaires et ses professionnels. Jamais contre eux.

Patrick Fellous,
Président du Syndicat des Propriétaires

(Paris-turf)

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*